l’Hypocrisie de la fausse noblesse, 3 de 3. Savoir choisir ses batailles.

Dans le billet précédent, je parle de CanicheGrisonnant, un membre de forum qui m’attaque périodiquement en public depuis un an. Et de comment j’ai réussi à lui fermer la gueule une bonne fois pour toute avec une seule petite réplique de huit mots.

CanicheGrisonnant démontre un trait de caractère que j’observais déjà chez les trolls de forums à la fin des années 90. Quand c’est le temps d’insulter les autres, ça y va sans retenue, et ce EN PUBLIC. Mais dès, que quelqu’un étale publiquement des preuves irréfutables de sa personnalité merdique et des agissements qui vont avec, alors là, c’est la grosse panique et ça se pisse dessus comme une chienne battue, et ça s’empresse d’essayer de régler le problème EN PRIVÉ. Une hypocrisie qui démontre de manière flagrante la différence entre l’homme public (la prétention) et l’homme privé (la réalité).

Dès le départ, il donne le ton de ce que sera son plaidoyer : plutôt que de prendre ses responsabilités du conflit que lui seul entretient entre nous, il nous en responsabilise tous les deux. Il me sert du « NOUS nous sommes pris en grippe« , demande s’il est possible que « NOUS cessions de se prendre la tête. » … Sauf que, jamais n’ai-je été en querelle avec lui. C’est plutôt lui qui me cherche régulièrement sur le forum, et ce depuis un an. Ce n’est pas un cas de « C’est lui qui a commencé. » C’est un cas de « Je n’ai jamais embarqué. »

Encore une fois, il tente de me responsabiliser à 50% de ses agissements avec son « NOS points de vue divergent. » Dans les faits, jamais je n’ai exprimé la moindre divergence sur ses points de vue. Lui, par contre, ne s’est jamais gêné pour s’opposer publiquemenmt aux miens.

Un bon point pour lui : il s’excuse. Évidemment, il blâme le forum de « l’avoir pris dans son jeu. » Normal ! Ce genre de personne est irresponsable. Il sera donc toujours incapable de reconnaitre ses torts à 100%. Mais bon, il s’en excuse. C’est déjà ça.

Là encore, il me sert du NOUS et du TOI ET MOI, alors que jamais je ne l’ai attaqué, ni en public, ni en privé. Il rajoute une couche de fantaisie en disant que l’on « mise trop souvent sur nos différences pour débattre. » Chose qui n’est jamais arrivé. Jamais lui et moi n’avons débattu sur quoi que ce soir sur le forum. Au contraire. C’est dans la plus grande indifférence que toujours je l’ai laissé chier en public la merde qu’il lançait dans ma direction, et ce sans jamais lui répondre. Mais voilà, c’est une réalité à laquelle il refuse de faire face, car celle-ci l’obligerait à reconnaitre le genre de personne qu’il est vraiment. La preuve réside dans ses tentatives de réécrire la réalité dans une version qui lui convient mieux. Et en essayant de m’en convaincre, il tente une manoeuvre pour laquelle il existe un terme psychologique que l’on connais tous : gaslighting.

Tel que je l’avais prévu, il annonce qu’il va effacer son commentaire.

Et encore une fois, il s’excuse pour son commentaire. Et justement, ceci est la plus grande preuve que sa personnalité, et surtout que son repentif, n’est que bidon / foutaise / fake ! Relisez ma réplique :

Je n’y démontre que satisfaction. Alors pourquoi s’excuse-t-il comme si je m’étais plaint qu’il m’a vexé, blessé ou insulté ? Parce que ça lui donne la justification nécéssaire pour aller « le retirer de ce pas », son commentaire méprisant. La dernière chose qu’il veut, c’est montrer publiquement son vrai visage. Alors s’il est désolé, c’est bien pour ça, et non pour m’avoir rabaissé.

Et là encore, il joue au noble. Démontrant que LUI, il croit que la discussion est possible. Mais que, dans son infinie magnanimité, si je ne partage pas son ouverture d’esprit, il comprendra. Mais il est prêt à y mettre des efforts, LUI. Quelle noblesse !

Ma réponse ? Premièrement, je lui demande de prouver ce qu’il prétend.

Avant de lui remettre les pendules à l’heure au sujet de qui attaque qui depuis un an.

Je lui donne l’opportunité de s’en sortir propre en reconnaissant ses torts. Comme il fallait s’y attendre, sa réplique est a la mesure de son plaidoyer : une défense à base de déni de la réalité.

Tout d’abord, il a totalement ignoré mon défi de trouver le moindre commentaire négatif de ma part contre lui. À la place, il dit :

Où, dans ma réponse, est-ce que je dis n’avoir rien contre lui ? Nulle part ! Il cherche à montrer que je me contredis, quitte à m’inventer des paroles pour pouvoir le faire.

Où, dans ma réponse, est-ce que je prétend qu’il cherche des excuses publiques ? Nulle part ! J’ai juste dit que je lui en ferait, s’il arrive à trouver un seul mot négatif de ma part à son sujet. Chose qu’il n’a pas réussi à faire.

Ci-dessous, un commentaire d’un gars qui n’a jamais méprisé qui que ce soit :

De nouveau, il change le sens d’une de mes paroles. Si je lui ai dit que je ne l’ai jamais bloqué, c’est pour dire qu’il a libre accès à la liste de mes interventions sur le forum, chose que l’on retrouve tout en bas de nos profils. Il pige là-dedans une nouvelle opportunité de se peindre en noble qui respecte les gens malgré leurs différences.

Enfin, il me sert ce qui sera la plus pertinente de toutes ses répliques :

Là-dessus, il a bien raison. De par son obstination à nier les faits, tout en continuant d’inventer d’autres faits, alors effectivement, la discussion s’enligne pour être difficile.

Dans le premier billet de cette série, j’explique comment les choses ont changé sur les forums, depuis mes débuts sur le net en 1997, il y a près de trente ans. Mais il y a une autre chose qui a beaucoup changé, et dont je n’avais pas encore fait mention.

Cette chose, c’est moi !

Il y a vingt ans et plus, mon interaction avec CanicheGrisonnant se serait passé tout autrement. C’est sans hésitations que j’aurais continué à lui remettre ses foutaises en pleine gueule. Tout ce que vous venez de lire ici. Toutes les contradictions dans son discours que je vous ai étalé. Tous ses mensonges, toutes ses interprétations fantaisistes, son déni de la réalité, ses faux débats, son irresponsabilité. Je lui aurais demandé des comptes pour chacun de ces points, le forçant ou bien à reconnaitre ces faits, ou bien à se montrer comme étant de mauvaise foi. Et tel un pitbull enragé, jamais je n’aurais lâché le morceau, restant immobile sur mes positions, totalement imperturbable. Puisque c’est moi qui possède la vérité dans ce débat, preuves à l’appui.

Mais aujourd’hui, je me suis juste contenté de regarder la chose objectivement. Mon but, c’est d’avoir la paix sur le forum. Il m’offre la paix sur le forum. Si le prix de cette paix, c’est d’épargner son Ego, en prétendant que nous partageons tous les deux la responsabilité de notre conflit, alors soit ! Ce n’est pas trop cher payer.

Je fais donc moi-même preuve de fausse noblesse hypocrite, afin de lui dire ce qu’il veut entendre.

Et ça s’est terminé là.

« Cherchant sa vérité » , ouais, quitte à la créer lui-même, dans son cas. Mais bon, lorsqu’une personne fait preuve d’une telle mauvaise foi, on perds son temps à tenter de discuter avec. On ne peut raisonner qu’avec des gens raisonnables. L’important, c’est qu’après un an à me provoquer, il a compris que si je réplique, il va juste perdre la face. Dans ces conditions, mieux vaut pour lui de me foutre la paix.

C’est pour ce genre de situation qu’existe le proverbe qui dit que la fin justifie les moyens. Il est vrai que le moyen d’arriver à la paix, ce fut en mettant de côté l’un de mes plus grand principes, celui de se battre pour la vérité. Mais bon, c’est bien beau avoir des principes, il vient un moment dans la vie où on apprend à choisir ses batailles.

L’hypocrisie de la fausse noblesse, 2 de 3.

Ceci est le second billet sur le thème :

… alors que je raconte mes aventures depuis que je suis de retour sur les forums.

Hier, je parlais de CochonnetPuissant, un gars qui a décidé d’être sur mon cas, et ce depuis mes débuts sur un forum de rencontres il y a un an. J’ai décrit comment il a tenté d’utiliser le décès de mon père dans une autre tentative hypocrite de me discréditer publiquement. Et comment ma réponse, également publique, l’a plutôt obligé à faire la paix.

Aujourd’hui, je vais vous parler de CanicheGrisonnant, un forumien de 56 ans. Le genre de personne qui est la preuve vivante que la maturité ne vient pas avec l’âge. Et que l’image bidon qu’une personne cherche à se donner en public est parfois tellement fragile qu’elle peut s’effondrer avec une seule petite réplique objective de seulement huit mots.

Lui aussi, pour une raison qui m’échappe, a décidé de me prendre en grippe, et ce publiquement, depuis un an. Bien que je ne me suis jamais adressé à lui, il réplique souvent à mes commentaires sur les différents sujets des forums. Et ce, toujours de manière négative. Lorsqu’il n’attaque pas mes écrits, il m’attaque personnellement. Quand ce n’est pas les deux à la fois.

Vous savez ce que l’on dit : personne n’a jamais ressenti le besoin de rabaisser quelqu’un qui lui est déjà inférieur. Je ne considère donc pas cette personne comme étant une menace. À lui aussi, je donne le traitement de silence. Aucune réplique, sauf lorsqu’il me pose une question directement. Et là encore, mes réponses sont courtes, objectives, sans la moindre trace d’impolitesse, pas même en sous-entendus. Cette stratégie vieille comme le monde a deux buts. Le premier, c’est de démontrer passivement au public lequel de nous deux est respectueux, et lequel est un anus total. Et le second se base sur un principe mille fois prouvé : laisse-lui assez de corde, et il va finir par se pendre avec. 

Ça a pris un an. Mais il a effectivement fini par se pendre avec.

Il y a quelque jours, un membre du forum a démarré un sujet : « Votre mode de séduction. » Il nous demande comment on se comporte lorsque l’on veut séduire. J’ai répondu ceci :

Bien que mon commentaire n’a absolument aucun rapport avec CanicheGrisonnant, il a décidé de le prendre personnel.

Détail que je n’ai pas encore précisé : CanicheGrisonnant est gai.  Déjà qu’il prend personnel un commentaire qui ne s’adresse pas à lui, pourquoi est-ce qu’il craint que les femmes puissent le trouver risible de draguer, alors qu’il ne draguera jamais aucune femme ? Je le vois agir depuis assez longtemps pour comprendre que sous cette réplique d’apparence anodine, il me cherche encore querelle publique. 

Déjà qu’en tant que gai, il a avec un avantantage sérieux sur les hommes hétéros. Lui, il peut se permettre de complimenter les femmes du forum, et ce par camions entiers. Parce que lui, personne ne pourra jamais l’accuser de chercher à les attirer dans son lit. Tout homme héréto qui se permettrait de dire le quart des compliments qu’il leur adresse régulièrement se ferait automatiquement coller l’étiquette de beau parleur, d’hypocrite, de pervers narcissique qui dirait n’importe quoi pour attirer les femmes dans son piège. Bref, son homosexualité contribue à lui donner une excellente réputation en tant que gars le plus sincère du forum. Alors quand un gars comme ça ne cesse de mettre les femmes en garde contre un gars hétéro, on se dit qu’il n’est pas motivé par la rivalité. Son avis a bien plus de poids auprès d’elles. Et là encore, il me semble bien parti pour tenter de me discréditer de cette manière une nouvelle fois.

Ça fait un an qu’il me cherche.  Je pense qu’il est temps qu’il me trouve.

Ce qu’il y a de bien avec ce genre de personnes, c’est à quel point elles sont prévisibles. Ça fait un an que je l’observe, que j’étudie ses commentaires et ses répliques. Pas seulement lorsqu’il me prends pour cible, mais aussi comment il se comporte dans le forum en général. Ça m’a permis d’en tracer un profil psychologique assez pertinent. Surtout du fait que des personnalités comme la sienne, j’en ai tellement rencontrés que je les connais par coeur. Je sais ce qui les motive, ce qui les fait réagir, et surtout comment ils réagissent. Je sais donc exactement ce que je dois faire pour le manipuler à se tirer dans le pied.

J’écris ma réplique. Elle est en trois parties.

Premier paragraphe : J’éclaircis ce propos de mon cru qui l’a fait tiquer. Ça va l’inciter à vouloir répondre.

Second paragraphe : De par mes observations de la dernière année, j’ai constaté qu’il exprimait souvent son mépris pour ceux qui souffrent du complexe de Caliméro. C’est à dire les gens qui se plaignent que la vie et les autres sont trop injustes avec eux. En écrivant quelque chose dans ce style, il ne pourra pas résister à l’envie de m’attaquer là-dessus.

Troisième paragraphe : Celui-ci est le plus important, si je veux le manipuler à se montrer sous son vrai jour. Je dois dénoncer D’AVANCE la mauvaise foi de sa campagne de salissage envers moi. Le défi ici est de le faire de manière à ce qu’il ne puisse pas s’en rende compte avant qu’Il soit trop tard.

Et le plus habile dans ma réplique : bien que chacun des paragraphes sont rédigés de manière à faire réagir CanicheGrisonnant, il demeure qu’ils répondent au sujet de discussion. Ainsi, si je me trompe au sujet de CanicheGrisonant, il n’aura aucune raison de me répondre, et encore moins de la manière dont je m’y attend. Je garde donc ouverte la possibilité que je puisse me tromper à son sujet.

Or, avec les gars dans son genre, lorsque l’on s’attend à du négatif de leur part, on ne se trompe jamais.

Il ne me reste plus qu’à copier-coller la réponse finale que j’avais préparée d’avance.

Aucune insulte. Aucune justification. Aucune défense. Aucune question. Une seule phrase composée de huit petits mots clairs, nets, précis, objectifs. Une réplique implacable. Jamais il ne sera capable de nier qu’effectivement, mon second paragraphe décrit son comportement. Et ni lui ni aucun autre membre du forum ne peut nier que mon troisième paragraphe a effectivement annoncé d’avance ce qu’il vient de faire. Ça lui fait le pire affront que l’on puisse faire à un prétentieux orgueilleux : montrer qu’il est prévisible.

Et son comportement rend tellement évident le fait que mon commentaire final répond au sien, que je n’ai même pas besoin de le nommer. Tout le monde, lui compris, le comprend automatiquement.

Ces huit petits mots viennent d’invalider à la perfection tout ce qu’il a pu écrire contre moi. Et aucune argument, de qui que ce soit, ne peut contredire ma réplique.

Un gars comme CanicheGrisonnant est juste trop orgueilleux pour laisser passer ça sans rien faire. Une situation qui le dépeint sous son vrai jour de manière tellement flagrante qu’il n’y a aucun déni possible, c’est insupportable pour lui. Fort de mon expérience avec ce genre de personne, je sais qu’il n’y a que deux choses qui vont arriver maintenant. Ou bien il va effacer son commentaire. Ou bien il va m’écrire en privé. Mais ce sera plus probablement les deux.
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À CONCLURE

L’hypocrisie de la fausse noblesse.

Durant les premières années d’activité de ce blog, l’un de mes thèmes les plus récurrents était les forums.  Je fréquentais ces endroits depuis mes débuts sur le net, c’est-à-dire dès 1997.  Je me suis peu à peu détaché de ce thème, à mesure où moi-même je cessais peu à peu d’en fréquenter.  Mais depuis un an, je suis activement …

En plus d’un quart de siècle, certaines choses ont changé.  La plus grande différence étant qu’à l’époque, des forums, il en pleuvait.  Aujourd’hui, ils sont plus rares.  Les gens ne se donnent plus la peine d’en monter un, puisqu’il est bien plus simple de créer un groupe sur Facebook.  Les forums encore existants sont majoritairement réservés à certains sites spécialisés.  Particulièrement les sites de rencontres. Endroits que je recommence à fréquenter, et grâce auquel j’ai publié mon second livre l’Amour est dans le champ de patates.

Autre chose qui a changé depuis le tournant du siècle, c’est le fait qu’Internet a perdu son statut d’endroit où tous peuvent se laisser aller sans limite ni contrôle.  Il est fini, le temps où les gens pouvaient insulter et menacer les autres, tout en se lavant les mains en se cachant derrière l’excuse que « le net, c’est pas la vraie vie. »  Maintenant que la cyberintimidation est reconnue par la loi, les forums sont maintenant bien plus réglementés.

Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est l’attitude des gens que l’on y retrouve. Aujourd’hui, je vais vous présenter l’un d’eux, j’ai nommé le faux noble. J’ai deux exemples. Le premier, appelons-le CochonnetPuissant.

Pour une raison qui m’échappe, le gars a décidé de me prendre en grippe dès mon arrivée sur le forum il y a un an. C’était dans un sujet en rapport au consentement. J’avais donné un résumé de mon vieux billet, Elle a dit OUI par peur des conséquences de dire NON. Dans celui-ci, je démontrais qu’il fallait être attentif aux signes, comme quoi même si un consentement est donné, ça ne signifie pas pour autant que celui-ci est sincère.

CochonnetPuissant a alors répliqué un truc dans le style de : « Ceci est l’exemple parfait du beau parleur qui dirait n’importe quoi pour mettre les femmes en confiance. C’est le plus grand signe d’une personnalité perverse narcissique. Ne tombez pas dans le piège, et méfiez-vous de ceux qui vous baratinent comme dans Le Corbeau et le Renard. »

Quand un gars se montre à ce point-là irrité par un homme qui colporte l’idée que l’on doit respecter le consentement, on est en droit de se poser de sérieuses questions à son sujet. Voilà ce que j’aurais pu répliquer. Mais je m’en suis abstenu. Si moi je suis arrivé à ce raisonnement, c’est certainement le cas des femmes de ce forum. Inutile de leur faire du mansplaining. J’opte donc pour lui faire le traitement du silence, sauf s’il s’adresse à moi directement.

Je suis tout de même allé cliquer sur son profil, pour voir aussitôt qu’il m’en avait bloqué. De toute manière, je n’avais pas besoin de cliquer dessus pour le savoir. Il se trouve que sur ce forum, lorsqu’une personne nous bloque, les boutons J’AIME et RÉPONDRE n’apparaissent pas sous leurs commentaires.

Je suppose que c’est pour éviter de se faire narguer de manière passive, en recevant sans cesse des J’AIME de la part de gens que l’on bloque.

Durant l’année qui suivit, il lui est arrivé à cinq ou six reprises d’attaquer ma réputation. Toujours de la même manière, soit en sous-entendant que chacune de mes paroles positives et bienveillantes n’est motivée que dans le but de tromper les femmes sur mes véritables intentions. Là encore, je le laisse parler. Je n’ai pas besoin de me défendre. Depuis un an, mes interactions sur le forum parlent d’elles-mêmes. Je considère même que ses attaques constituent un excellent filtre. Ceux qui ne sont pas dupes interagissent avec moi. Et ceux qui croient à sa merde se tiennent loin de moi, ce qui est positif, car il n’y a rien de plus toxique que d’avoir dans notre entourage des gens qui sont volontiers prêts à croire le pire de nous, surtout sans preuves pertinentes.

Comme je l’ai annoncé ici, mon père est décédé le 9 janvier dernier. On ne s’est jamais entendus sur rien. Et comme je le souligne dans ma série de billets Un câble d’acier ombilical, je lui dois la majorité des déboires de ma vie, incluant ma colonne vertébrale déviée et ma jambe croche, due à la râclée qu’il m’a donnée lorsque j’avais six ans.. Mais bon, c’est le seul père que j’aurai jamais. Aussi, j’en ai parlé sur le forum.

Quelques jours plus tard je vois ceci :

À moins qu’il y a une autre personne sur ce forum avec qui il ne s’entend pas, qu’il a l’habitude de le comparer au renard beau-parleur de la fable de La Fontaine, et qui a également perdu son père, alors je suppose qu’il parle de moi. Je retourne sur le sujet où j’ai parlé de mon père. Et effectivement, j’y vois un commentaire de CochonnetPuissant. Du moins, je vois qu‘il y a eu un commentaire, avant qu’il l’efface.

J’en arrive à la conclusion logique qu’un membre du forum n’a pas cru en la sincérité de CochonnetPuissant et qu’il l’a insulté. Et que, pour y mettre fin, il a effacé son message. J’exprime donc la chose dans cette réponse. Réponse qui, je le précise, n’a autre choix que d’être publique. Étant bloqué de son profil, je ne peux pas lui répondre par message privé.

Si je dis ON s’est bloqués, plutôt que la vérité qui est que c’est lui qui m’a bloqué, c’est pour éviter les accusations du style de ceci est un réglement de compte.

Là encore, choix de mots pour éviter la confrontation : Celui-ci a été effacé, plutôt que le plus réaliste TU L’AS effacé.

Ce à quoi il répond :

… Euh !? Alors si je résume la situation :

  • Le gars me bloque.
  • Par conséquent, je n’ai pas accès au bouton J’AIME sous ses commentaires.
  • Il m’adresse ses condoléances. (Que je n’ai pas eu le temps de voir.)
  • Il m’est impossible de cliquer sur J’AIME. (Même si j’avais vu ses condoléances.)
  • Il frustre parce que je n’ai pas (pu) cliqué(r) sur J’AIME.
  • Il efface ses condoléances.
  • Il peut maintenant se permettre de se plaindre publiquement que son geste de décence a été reçu avec mépris. Ce qui démontre clairement lequel de nous deux est noble, et lequel se comporte en anus total. Et il en a remis une couche avec sa fable de La Fontaine.

Voilà ce que j’appelle l’hypocrisie de la fausse noblesse.

Il ne s’attendait probablement pas à ce que je m’adresse à lui directement, en public, en le nommant, alors que je croyais naïvement à la sincérité de sa démarche. Il n’a donc eu d’autre choix que de reconnaitre que je ne pouvais voir le bouton J’AIME. Et, par conséquent, démontrer clairement que ses accusations envers moi, comme quoi j’étais un beau parleur incapable de faire la différence entre une divergence d’opinion et des condoléances sincères, n’étaient pas fondées.

Ouais… Des condoléances tellement sincères qu’il a vite fait de les effacer.

Il y aura au moins ceci de bon à cette nouvelle tentative hypocrite de me trainer dans la boue : ça l’a forcé à faire la paix publiquement.

Au prochain billet, je vous parlerai d’un exemple encore plus risible. Celui-là, avec un membre que j’appellerai CanicheGrisonnant.

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Y’A LIENS LÀ

Par nostalgie pour mes anciens abonnés, et par découverte pour les nouveaux, voici quelques anciens billets au sujet des sites de rencontres, des gens que l’on y retrouve, et de l’attitude que ces derniers mettent de l’avant.

54 personnalités clichés que l’on retrouve sur le net. On les voyait en 1997. Et on les voit toujours en 2026.

Les 9 étapes de la naisssance, le vie et la mort d’un forum. L’une des raisons pourquoi 95% de ceux-ci ont disparus.

Si, dans un forum, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil » 59 réponses qui semblent exagérées, mais n’en demeurent pas moins réalistes.

Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles. Ce comportement est en perte de vitesse, maintenant que la censure a la gâchette facile. Mais ouais, c’était le bon(?) vieux temps d’internet.

Les Pompes Funestes ; une tragicomédie. 3e partie

Mercredi le 14 janvier.
La travailleuse sociale de mon père ne sera disponible que demain. En attendant, je ne reste pas les bras croisés. Je parcours Google, à la recherche de quelque chose qui puisse m’aider à retracer ma mère. À tout hasard, je me dis qu’il existe peut-être une centrale des résidences pour personnes âgées au Québec. Je tombe sur exactement ça : Résidences Québec. Je leur écrit.

« Bonjour.
Ma mère a été placée dans un centre, suite à une perte d’autonomie, alors que je travaillais en région éloignée. Mais je ne sais pas où ils l’ont mis. Mon père est décédé vendredi le 9 janvier. Je dois retrouver ma mère pour la suite des procédures légales. Voici son nom et sa date de naissance.
« 

Quelques minutes plus tard, je reçois confirmation.

Et dix minutes après, on m’appelle. On me dit qu’ils n’ont personne du nom de ma mère parmi leurs résidents. On me précise que Résidences Québec est un répertoire de résidences privées. Alors si elle n’habite pas au privé, ça signifie qu’elle est au public, donc dans un CHSLD. On me conseille de consulter le CLSC de sa région. J’explique que je l’ai fait hier, mais qu’à cause de la Loi 25, ils ne peuvent pas me donner cette information, aussi illogique que ça puisse être. Elle me suggère donc la Curatelle Publique. Ou mieux encore, Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie Est. Je la remercie et je raccroche.

Je commence par la curatelle publique. Je trouve la page de demande de renseignement. Je remplis la fiche et la demande.

« Bonjour.
Ma mère a été placée dans un centre, suite à une perte d’autonomie, alors que je travaillais en région éloignée. Mais je ne sais pas où ils l’ont mis. Mon père est décédé vendredi le 9 janvier. Je dois retrouver ma mère pour la suite des procédures légales. Voici son nom et sa date de naissance.
« 

Une heure et demie plus tard, j’ai un appel.

« Allo ? »
« Bonjour monsieur Johnson. Mon nom est Yasmine et je vous appelle de la curatelle publique. »

Elle me demande si le nom et la date de naissance de ma mère, tels qu’inscrits dans mon courriel, sont exact. Je le confirme.

« Malheureusement, votre mère n’est pas inscrite dans notre base de données. Je vous souhaite bonne chance dans vos recherches. »

Ok alors, va pour le CISSS de la Montérégie Est. Je trouve les coordonnées sur Google. Ce qui me permet de constater que …

« Tu me fucking niaises ? Leurs bureaux sont situés à l’hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinthe ? J’aurais donc pu me renseigner dès le départ LÀ OÙ MON PÈRE EST MORT ? »

Incroyable !

Puisque je suis à Québec, je ne vais pas faire encore 2h30 de route vers St-Hyacinthe. Je clique sur le lien du site web, que je parcours à la recherche d’un numéro où les appeler. Mais d’un lien à l’autre, je finis par me faire suggérer le 811, option 2, info social. J’appelle. Après un quart d’heure d’attente, on me répond.

« 811 info social, mon nom est Fatima, comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour. Ma mère a été placée dans un centre, suite à une perte d’autonomie, alors que je travaillais en région éloignée. Mais je ne sais pas où ils l’ont mis. Mon père est décédé vendredi le 9 janvier. Je dois retrouver ma mère pour la suite des procédures légales.« 
« Est-ce que vous habitez à Québec ? »
« J’y suis présentement, mais mon adresse officielle est à St-Jean-Baptiste. »
« Et votre mère, résidait-elle à Québec ? »
« Non, à Beloeil. »

Étant donné que j’appelle de Québec, il semblerait que je me suis automatiquement retrouvé aux services de la ville de Québec. On me transfère donc à l’équivalent, mais situé dans la ville de Beloeil. Mais avant, elle me demande :

« Sinon, de votre côté, est-ce que vous avez besoin de soins ? Ressentez-vous de la déprime ou bien des idées suicidaires ? »
« Hein ? Moi ? Non ! Je suis bien correct ! Je suis préposé aux bénéficiaires, alors j’en ai vu d’autres. »
« D’accord ! Alors je vous transfère. »

Et c’est reparti pour l’attente, qui dure cette fois 1h34.

« Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie Est. Mon nom est Membayé. Comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour. Ma mère a été placée dans un centre, suite à une perte d’autonomie, alors que je travaillais en région éloignée. Mais je ne sais pas où ils l’ont mis. Mon père est décédé vendredi le 9 janvier. Je dois retrouver ma mère pour la suite des procédures légales.« 

Il me pose quelques questions. La première étant de savoir s’il y a en ce moment contre moi une raison légale ou judiciaire de ne pas avoir de contacts avec elle. Je le rassure que non.après quelques autres échanges, il me dit qu’il n’a pas accès à ces renseignements. Mais que je dois appeler à Santé Montérégie, section de la santé mentale et dépendance.

« Vous ne parlerez pas à un être humain. Ce sera un répondeur. Vous devrez donner la raison de votre appel. Le nom de votre mère et sa date de naissance. Le nom de votre père, sa date de décès, et le nom de sa travailleuse sociale. Enfin, votre nom et numéro de téléphone. Dans les 24 heures, vous aurez droit à un retour d’appel. Avez-vous un papier et un crayon ? »
« Oui ! »
« Parfait. je vous donne leur numéro de téléphone. »

J’ai noté. J’ai appelé. J’ai dit tout ça. Il ne me reste plus qu’à attendre demain les rappels de la travailleuse sociale de mon père, ainsi que du préposé de Santé Montérégie. Ce fut beaucoup de travail. Mais au moins, là, j’ai doublé les chances de retracer ma mère.

Et là, DÉNOUEMENT INATTENDU !
Une heure après avoir terminé le dernier appel, j’en reçois un autre.

« Allo ! »
« Stéphane ? J’m’appelle Marcel, chus un ami de ton père. J’ai appris pour Pierre. Mes condoléances. »
« Merci ! »
« J’va aller voir ta mère tantôt, faut que j’y annonce ça délicatement. »
« Que… VOUS SAVEZ OÙ EST MA MÈRE ? »


Non seulement il le sait, c’est lui qui possède tous leurs documents, et qui a récupéré leurs possessions. Incluant le portefeuille de mon père ainsi que toutes ses cartes. Il me dit que ma mère réside aux Habitats Lafayette de Longueuil. Je prend le nom en note pour chercher l’adresse plus tard sur Google. Il me donne les deux numéros d’assurance sociale de mes parents. Pour la date de mariage, il va le demander tantôt à ma mère, et il me rappellera. Ce qu’il fit. Alors voilà, enfin, j’ai tout ce qu’il faut pour que commencent les procédures légale du certificat de décès et de la succession.

Ce qui signifie que j’aurai passé les derniers 48h à me démener comme un malade, et ce absolument pour rien, puisque je n’avais qu’à rester évaché sur mon cul à attendre l’appel de ce Marcel dont j’ignorais l’existence.

Mais attendez, ce n’est pas tout.
Vous savez, les Habitats Lafayette où réside ma mère ? Voici leur page web, que j’ai cherché pour en obtenir l’adresse.

Vous voyez ce qu’il y a d’écrit en haut à gauche ?

RÉSIDENCES QUÉBEC.

Ce même Résidences Québec qui, au tout début de mes recherches d’aujourd’hui, m’a appelé pour m’affirmer que ma mère ne faisait pas partie de leurs résidents.

Ce qui signifie que je m’enlignais pour passer encore des jours, des semaines, des mois, à rechercher ma mère dans le système public. Système public dans lequel je ne ne l’aurais évidemment jamais trouvée, puisqu’elle était au privé.

La voilà, la manière on est servis, dans le domaine de la santé, au Québec.

Il aura fallu qu’un simple citoyen que je ne connaissais pas, décide comme ça, par hasard, de m’appeler pour me faire ses condoléances, pour que tous mes problèmes se règlent, là où deux jours de recherches, de déplacements et d’appels auprès des autorités dites « compétentes » n’ont rien donné.

Incroyable !

Mais bon, peu importe comment le problème a pu se régler, l’important, c’est que le problème a pu se régler.

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À CONCLURE

Les Pompes Funestes ; une tragicomédie. 2e partie

Mardi le 13 janvier.
13h. Je suis au Salon Funéraire Demers. L’employée me donne ses sympathies. On passe à son bureau.

Il y a quatre jours, au moment du décès de mon père, je n’avais que trois souhaits. Le premier, d’être présent pour l’accompagner jusqu’à la fin. Chose que je n’ai pas pu faire, puisqu’il est mort quelque part dans la nuit. C’est que, de tous les hôpitaux que j’ai visité dans ma vie, celui-là était le seul où, dans la chambre, il n’y a pas de chaise qui s’allonge, pour les visiteurs. Impossible pour moi de pouvoir y dormir. Ce qui m’a obligé à retourner chez moi à Québec. Ce qui a résulté à mon absence lors du décès.

Le second souhait, pouvoir le mettre moi-même dans son linceuil. Chose que je n’ai pas pu faire, puisqu’ils s’en sont occupés eux-mêmes tandis que j’étais en route vers l’hôpital.

Et le troisième souhait, donner son corps à la science, pour la recherche sur l’Alzheimer. La maladie de mon père fut exceptionnelle, étant donné la lenteur à laquelle elle a progressée, c’est à dire sur une période de vingt ans. Qui sait, peut-être trouveront-ils en lui un gène, un enzyme, une molécule, quelque chose qui pourrait être reproduite chez les autres, afin de pouvoir freiner cette horrible maladie. L’employée du salon funéraire me répond :

« C’est une très bonne idée, monsieur. Malheureusement, il aurait fallu en discuter avec l’Hôpital, le jour de son décès. C’est quelque chose qui doit être fait dans les douze heures. Alors après quatre jours, vous pensez bien… »

QUOI !? Mais J’AI voulu en parler à l’hôpital. Je l’ai dit à l’infirmière, après avoir fait mes adieux à mon père. Mais elle m’a répondu que ce serait le salon funéraire qui s’occuperait de tout.

Incroyable !

Je ne dis rien. Inutile d’exploser à la face de cette employée, qui n’a de toute façon rien à voir là-dedans. Il ne me reste plus qu’à me résigner au fait que, lorsqu’il s’agit de mes parents, « Que ma volonté soit faite ! » n’a jamais été et ne sera jamais un adage respecté. Qui sait, peut-être que mon père aurait pu aider, par sa mort, à faire progresser la médecine, et par le fait même, l’Humanité. Et peut-être que je me fais des illusions aussi. N’empêche qu’à cause d’une infirmière ignorante ou négligente, nous ne le saurons jamais.

Du coup, maintenant qu’il faut disposer du corps, je serai obligé de payer les frais de la crémation et des autres services.

J’explique que dans le cas de mon père, on peut oublier les traditions. Il ne lui reste plus un ami de vivant. Pareil pour la famille, pas de frère, soeur, parent, oncle, tante, cousin. Il n’y a que ma mère, placée dans un foyer d’accueil depuis qu’elle a commencé à dégrader cognitivement il y a un an. Donc, inutile de payer un cercueil, une exposition, une messe, des signets, ou même une annonce dans le journal. Il n’y aurait qu’à moi que tout ça s’adresserait. Je vais donc pour le plus économique. De toute façon, mes deux parents m’ont toujours répétés qu’ils ne voulaient pas de chichis. Incinérés, et hop, fini. Ce que je fais, avec l’urne de base, une simple boite de métal, ouvrable. (Car il y a également des modèles scellés.) Et pas de colombarium, je garde le tout. Un jour, je planterai un arbre, avec ses cendres sous les racines. Ça vaudra bien toutes les pierres tombales. Le tout me coûte $3 000.

Je réponds aux questions du formulaire d’usage. Bonne nouvelle, j’apprend qu’il existe un octroit gouvernemental qui me permet de recevoir $2 500 pour contribuer aux frais des funérailles. Cependant, il manque quatre renseignements pour que je puisse y avoir droit.

  • Le numéro d’assurance sociale de mon père
  • Le numéro d’assurance sociale de ma mère.
  • Leur date de mariage.
  • L’adresse de ma mère, c’est à dire là où elle réside actuellement.

Et c’est également requis pour le certificat de décès, que je ne pourrai obtenir sans ces renseignements pour compléter le dossier. Et aussi pour me permettre d’avoir droit à son assurance-vie. Et prendre en charge leurs affaires, les assurances, la banque.

Par contre, pour ce qui est d’arrêter les versements de sa pension, alors là, bizarrement, l’employée peut le faire imédiatement, car le Gouvernement n’a besoin que de son nom et de sa date de naissance.

L’employée m’apprend aussi qu’au sujet du testament, on peut maintenant s’adresser à n’importe quel notaire. Celui-ci s’adresse à la Chambre des Notaires du Québec, qui fait une recherche dans les archives de tous les bureaux de notaires du Québec. C’est que trop souvent par le passé, les héritiers ignoraient avec quel notaire leurs parents faisaient affaire. Cette méthode leur est donc très utile. Ce qui ne sera pas le cas dans le mien, puisque je sais déjà que mon père faisait affaire avec le notaire Handfield. Pas le choix. À l’époque, c’était le seul du village.

Étant donné que mes parents n’ont jamais tenus leurs affaires en ordre, et qu’ils ont été placés dans des foyers alors que j’étais en région éloignée, je me retrouve avec trois problèmes de taille.

  • 1- Où est le portefeuille de mon père ? Sans ses cartes, j’ignore son numéro d’assurance sociale.
  • 2- Où est donc placée ma mère ? Parce qu’on ne me l’a jamais dit. Or, il me faut son adresse. Et il faut bien qu’elle aprenne que son mari est mort. De plus, elle a droit à une pension de veuve. Il me faut donc ses cartes, ses papiers. Et elle seule peut me fournir son numéro d’assurance sociale, ainsi que leur date de mariage.
  • 3- Que sont devenus leurs possessions ? Après que ma mère ait eu à quitter l’appartement, où sont les meubles, les souvenirs de famille, mais surtout les documents ? Est-ce que ça a été entreposé quelque part ? Ou est-ce que le propriétaire a tout jeté ?

L’employée me donne la carte d’assurance maladie de mon père, que lui a rendu l’hôpital lorsqu’ils sont allé chercher le corps. Elle me suggère de commencer par aller chercher ses affaires au foyer où il résidait ces deux dernières années. Elle attendra de mes nouvelles par courriel, pour lui fournir les quatre renseignements qui manquent pour démarrer les procédures gouvernementales.

Première étape : la dernière résidence de mon père.
Je me rend à la résidence de soins pour personnes âgées.

« Bonjour ! Je suis le fils de Pierre Johnson. Je viens chercher ses affaires. »

Elle me regarde avec des grands yeux ronds, bouche bée, muette pendant un bon cinq secondes. Elle retrouve l’usage de la parole pour me dire :

« Euh… c’est que sa chambre a été vidée il y a trois jours. »
« HEIN ? Mais ses cartes ? Son portefeuille ? J’ai besoin de ça pour les procédures gouvernementales. »

Elle me demande de retourner à l’entrée, m’assoir et attendre, le temps qu’elle aille voir l’infirmière-cheffe pour démêler tout ça. Dix minutes plus tard, celle-ci vient me rejoindre. Elle me rassure que ses affaires sont toujours ici, en storage, au sous-sol. Je rapatrie donc ses vêtements, ses lunettes, ses cadres au mur, et même ses médicaments. Mais il me manque le plus important.

« Et son portefeuille ? »
« Pour autant que je sache, monsieur Johnson n’a jamais eu son portefeulle avec lui. Nous, on avait juste besoin de sa carte d’assurance maladie. Ses autres cartes sont restées chez lui, avec votre mère. »
« C’est que ma mère a été placée en foyer elle aussi. Mais je ne sais pas lequel. C’est arrivé alors que je travaillais en région éloignée. »
« Ah ? Bon eh bien, ce que je peux faire, c’est vous donner le nom et le numéro de la travailleuse sociale de votre père. Elle pourra sûrement vous aider. »

Deuxième étape, la travailleuse sociale.
Dans le parking, assis au volant, je compose son numéro. C’est un répondeur.

« Bonjour veuillez prendre note que je serai indisponible les 13 et 14 janvier. »

Et quelle date sommes-nous aujourd’hui ? MARDI LE 13 JANVIER, BOUT D’VIARGE ! Le premier de ses deux jours de congés. J’en ai donc pour 48h. Alors en attendant…

Troisième étape, le notaire Handfield.
Je compose son numéro. C’est un système téléphonique automatique. J’appuie sur les bons boutons, et je finis par parler à une personne. Qui me transfère à une autre. Qui me transfère à une autre. Qui me transfère à une autre.

« Coudonc ! C’est donc ben compliqué, pour un petit notaire de village. »

On finit par me répondre. J’explique que mon père a déposé son testament chez eux dans les années 90. Elle me demande son nom et sa date de naissance. Je lui donne.

« Très bien monsieur. Alors nous, on va s’adresser à la Chambre des Notaires, qui va faire une recherche dans les archives de tous les bureaux de notaires du Québec. Et s’il y a un testament à son nom, nous vous contacterons. Le tout va prendre entre quatre et huit semaines. »

DAFUQ !? J’appelle le notaire Handfield parce que mon père a déposé son testament au notaire Handfield. Et là, le notaire Handfield doit passer par la Chambre des Notaires du Québec pour trouver son testament, ALORS QU’IL EST DÉJÀ DANS LES ARCHIVES DU NOTAIRE HANDFIELD !!!

Incroyable !

Et comme on s’en doute, ces complications ne font rien pour baisser la facture.

Bon eh bien, il me reste encore un détail à vérifier.

Quatrième étape, leur dernier appartement.
Je m’y rend. Je constate que leur place de stationnement est occupée, ce qui signifie que l’appartement est loué à un autre. Je sonne chez le concierge une fois. Deux fois. Trois fois. Aucune réponse. Sans concierge, je ne peux pas connaitre le nom du propriétaire, et encore moins son numéro de téléphone. Je ne peux donc pas savoir ce qui est advenu de leurs possessions.

Je soupire ! Qu’est-ce que je fais, maintenant ?

À tout hasard, je prends mon téléphone. J’ouvre le micro de Google et je demande :

« Au Québec, comment retrouver quelqu’un qui habite en CHSLD ? »

La réponse ne tarde pas.

Cinquième étape, le CLSC.
Le CLSC n’est pas loin. Je m’y rend. Il n’y a personne qui attend à l’entrée, ce qui me permet d’être accueilli rapidement au comptoir.

« Bonjour. Comment puis-je vous aider ? »
« Oui, c’est pour un renseignenent… Ma mère a été placée en CHSLD tandis que je travaillais en région éloignée. Mais on ne m’a jamais dit où ils l’ont mis. Et là, mon père est mort, alors vous comprenez que je dois la retrouver. »
« Oh ! Euh… Ok ! Ben, mes sympathies. »
« Merci ! Fa que, puisque les CLSC ont des liens avec les CHSLD, je me demandais si vous pourriez la retracer. »
« Moi, non. Mais attendez, je vais demander à une secrétaire administrative. Donnez-moi le nom de votre mère et sa date de naissance. »

Quelques minutes plus tard, elles reviennent toutes les deux. La secrétaire administrative se montre empathique. Mais hélas, elles n’ont pas accès à ces renseignements. Et c’est là qu’elle rajoute un détail que je considère comme étant inhumain.

« De toute façon, même si on le savait, on n’aurait pas le droit de vous le dire, puisque ça fait partie des renseignements confidentiels, en rapport à la loi 25. »

Tu me fucking niaises ?

Il faut que j’annonce à ma mère que son mari est mort. Il faut qu’elle reçoive sa pension de veuve. Il me faut ses renseignements légaux pour produire un certificat de décès, enclancher les procédures testamentaires, les assurances, la succession, les prises en charge. Et je n’ai pas le droit de savoir où elle réside, parce que c’est un renseignement confidentiel ? ALORS QUE JE SUIS SON PROPRE FILS, BOUT D’VIARGE !

Incroyable !

Il ne me reste plus qu’à attendre jeudi le 15 janvier, pour pouvoir contacter la travailleuse sociale de mon père, en espérant qu’elle pourra m’aider à démêler tout ça.

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À SUBIR

Les Pompes Funestes ; une tragicomédie. 1e partie

Il y a environ vingt ans, sont apparus les premiers signes de démence chez mon père. Celle-ci allait évoluer en Alzheimer. Or, le hasard a fait que mon père pratiquait déjà les exercices requis pour retarder la progression de cette maladie : Mots mystères, Sudoku, mots cachés, mots croisés… Bricoleur, il occupait ses temps libres à faire des cabanes d’oiseaux. Mais attention : il reproduisait à échelle de véritables maisons. Il était extrêmement méticuleux dans cet ouvrage, ce qui demandait une impressionnante quantité de calculs. Et ceci gardait son cerveau actif.

Il y a environs dix ans, il a commencé à avoir ce que j’appelle la mémoire miroir. Par exemple, en auto, si sa destination était à droite, il croyait qu’elle était à gauche. Il a même quelquefois roulé en sens inverse de la circulation. Il y a trois ans, ça a provoqué un accident d’auto qui lui a retiré son permis de conduire.

Depuis deux ans, il ne reconnaissait plus personne.

Depuis un an, la dernière fois que je l’ai vu, il ne parlait plus.

Notre dernier selfie, octobre 2024

Mardi 6 janvier.
Je reçois un appel de l’hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinthe. On m’apprend que mon père vit ses derniers jours. Comme on a pu le lire ici à de maintes reprises, mon père et moi n’avions pas la meilleure des relations. Mais bon, il reste que c’est le seul père que j’aurai jamais.

Mon métier de préposé aux bénéficiaires m’a quelques fois amené à accompagner des résidents lors de leurs derniers instants. Je peux donc bien faire ça pour mon propre père.

Mercredi 7 janvier.
Je pars de Québec et après deux heures trente de route (Je me suis juré de n’avoir aucune contravention pour excès de vitesse en 2026) j’arrive à l’hôpital à St-Hyacinthe. J’entre dans la chambre de mon père, et… Il est là, debout, avançant doucement avec sa marchette, avec deux préposés qui lui tiennent les bras.

« Que… !? Hier, on m’appelle pour me dire qu’il est à l’article de la mort. Et aujourd’hui, IL MARCHE !? »
« Votre père était très agité aujourd’hui, et n’arrêtait pas d’essayer de se lever. On s’est dit qu’en le faisant marcher un peu, ça allait le fatiguer, et il serait plus tranquille. »

Je regarde le vieillard squelettique qui se tient péniblement debout devant moi. Mon père a toujours pris soin de sa santé. Toujours actif, il ne consommait ni tabac ni alcool ni drogues, et il a toujours mangé modérément. À 81 ans, il n’a aucun problème de coeur, de poumons, de reins, d’intestin, de prostate ou d’articulations. Pas de diabète, de cholestérol, de haute ou basse pression. Il aurait pu vivre cent ans et au-delà. Mais l’Alzheimer en avait décidé autrement. En lui enlevant d’abord sa mémoire, puis sa conscience, puis son appétit, d’où sa maigreur actuelle. Et bientôt, elle lui fera oublier de respirer, et ce sera fini. Mais en attendant, pour un mourant, il est encore bien vif.

Jeudi 8 janvier.
Aujourd’hui, mon père est allongé, plongé dans un sommeil agité. Il est tellement maigre que ses narines se sont refermées. Aussi, il dort avec la bouche grande ouverte. Il n’est branché à rien. Normal ! N’était de cette maladie dégénérative, il serait en pleine forme.

Une infirmière arrive et se présente. Elle lui parle doucement, lui disant qu’il est vraiment un beau monsieur, avec sa belle barbe blanche bien fournie. Je me retiens de lui préciser que mon père n’a jamais porté la barbe de sa vie. Que celle-ci est le résultat de la négligence du centre d’accueil où il loge depuis deux ans. Et que, par conséquent, il ne pourra même pas mourir avec son propre visage.

L’Infirmière-cheffe arrive. Elle engueule l’infirmière auxiliaire pour avoir négligé de retirer le dentier de mon père. Jusqu’à ce qu’elle réalise, en tentant de le lui enlever, que certaines de ces dents sont plombées. Car effectivement, il n’a jamais porté de dentier. L’infirmière n’avait encore jamais vu ça, un Baby Boomer de 81 ans qui posséde encore toutes ses dents naturelles. Quand je disais qu’il prenait grand soin de lui.

Au bout de quelque heures, je suis allé chez moi, me promettant de revenir le lendemain matin.

Vendredi 9 janvier.
06h22. le téléphone sonne. On m’apprend que mon père est mort à 6h10 ce matin. Je comprends immédiatement que c’est de la bullshit ! 6h, c’est l’heure du changement de quart. Il a été découvert mort lors de la première tournée du matin, voilà tout. En réalité, il a dû décéder pendant la nuit. Mais puisqu’il n’était branché sur aucune machine, aucun moniteur, son heure de décès véritable ne sera jamais connue.

Puisque je n’ai pas pu être là pour sa mort, je vais leur demander une faveur. Le mettre moi-même dans son linceuil. J’ai exécuté cette manoeuvre une dizaine de fois dans mon travail. J’accepterai volontiers la présence d’un préposé pour surveiller. Après un décès, on peut laisser le corps jusqu’à douze heures dans son lit, sans que ça ne cause le moindre problème. Ça me laisse largement le temps d’arriver.

Lorsque je me présente à l’hôpital, je suis surpris de voir sa chambre vide, son lit défait, le matelas enlevé pour désinfection. Je demande à une infirmière qui passe :

« Euh… Excusez-moi… Où est-ce que vous avez mis mon père ? »

L’infirmière me regarde, surprise.

« Vous êtes son fils ? »
« Oui ! »
« Vous n’étiez pas là ce matin ? »
« Non, je viens d’arriver. »
« C’est parce que ce matin, quelqu’un est venu réclamer le corps de votre père. »
« HEIN !? Mais voyons ! C’est impossible. À part moi et ma mère qui est en foyer d’accueil, il ne reste plus personne de vivant de sa famille immédiate. »

On me fait asseoir dans une pièce vide, le temps de démêler ça. Finalement. il y a eu erreur sur la personne. Il y a eu un autre décès au même étage cette nuit, et c’est lui dont le fils est venu ce matin. Quant à mon père …

« Votre père est à la morgue, au sous-sol. »
« Mais… On m’avait dit qu’il resterait dans son lit jusqu’à mon arivée. »
« C’est que vous savez, monsieur, après le décès, on n’a qu’une fenêtre de deux heures, avant de devoir mettre le corps en conservation. »

Je me retiens de lui dire que, moi-même préposé aux bénéficiaires, je savais très bien qu’en réalité j’avais douze heures devant moi. Mais bon, j’ai quand même conscience qu’ici, ce n’est pas un CHSLD. C’est un hôpital. Et dans un hôpital, les lits libres sont rares, et les chambres libres, encore plus. N’empêche qu’à cause de ça, après avoir raté son trépas, j’ai raté l’opportunité de le mettre en linceuil.

« Est-ce que vous désirez le voir ? »
« Oui s’il vous plaît ! »

Elle fait un appel, puis me demande de la suivre. Elle m’entraine dans une pièce au sous-sol. Mon père y est, linceuil ouvert jusqu’à la poitrine. Il repose sur l’armature en fer d’un lit sans matelas. On me demande si je veux rester seul avec lui. Je dis oui. Elle me laisse.

Lorsque l’on parle d’une personne qui décède dans son sommeil, on l’imagine le visage doux, une expression sereine, le corps détendu. Mon père a un oeil fermé et l’autre ouvert depuis tellement longtemps qu’il est vitreux. Les narines fermées. La bouche grande ouverte. Les dents qui ressortent. Le corps recroquevillé. Les mains crispées sur sa poitrine, les doigts crochus. Je me penche contre sa poitrine et je le blottis contre moi. Et moi, pourtant si cartésien, si en contrôle de ses émotions, voilà que je me mets à pleurer à chaude larmes. Quelques longues minutes plus tard, je lui fais mes adieux en l’embrassant sur le front.

Avant de le quitter, je songe à le renfermer dans son linceuil. Mais la corde a été coupée à pluisurs endroits, la rendant inutile. En soupirant, j’ouvre la porte et je quitte la pièce. Je n’ai pas pu être là à son décès. Je n’ai pas pu le mettre dans son linceuil. Espérons que je pourrai au moins réaliser mon troisième souhait qui est :

« J’aimerais donner son corps pour la recherche contre l’Alzheimer. »
« C’est le salon funéraire qui va s’occuper de tout ça. Appelez-les. Ils vont venir chercher le corps, et ils vont tout vous expliquer. »
« Ah ? Ok ! Bon, ben, pour le certificat de décès, qu’est-ce que je dois signer ? »
« Vous n’avez rien à signer ici. Le salon funéraire va pouvoir répondre à toutes vos questions. »

Bon ! Je repars et me rend à mon auto.

Depuis toujours, je sais avec quel salon funéraire mes parents font affaire. Tout comme avec quel notaire. Aussi, je décide de commencer par aller rendre visite au notaire.

J’arrive au Mont-Saint-Hilaire à midi pile. Usant de ma logique, je me dis que rien ne sert de se présenter là pendant l’heure du dîner. Mieux vaut aller moi-même manger. Je regarde sur Google, et je vois que le bureau du notaire est ouvert jusqu’à 16h30. Je m’arrête donc au Shack Attakk.

13h05. J’arrive au bureau du notaire, et je me bute sur une porte fermée. Toutes les lumières sont éteintes. Je les appelle. C’est un répondeur.

« Bonjour ! Veuillez noter que nos heures de bureau sont de 9h à 16h30 du lundi au jeudi, et de 9h à 13h le vendredi. »

Et quel jour on est aujourd’hui ? Vendredi ! Ce qui signifie que, si je m’étais présenté comme un cave pendant l’heure du diner, j’aurais pu parler au notaire. Mais parce que j’ai eu l’intelligence de prendre en compte l’heure du diner, je dois attendre à lundi.

Incroyable !

Bon, eh bien il ne me reste plus qu’à appeler le salon funéraire. J’ouvre le micro de Google et je dis :

« Salon funéraire Demers, Mont-Saint-Hilaire. »

Je clique sur le symbole du téléphone du premier résultat.

« Oui allo ? »
« Bonjour ! C’est pour un renseignement. Mon père vient de décéder à l’Hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinthe. »
« Mes sympathies. »
« Merci ! Donc,. j’appelle au sujet des préarrangements funéraires qu’il avait chez vous. »
« Euh… Je suis désolé. Mais ici, c’est la Clinique Éterna. »

Dafuq !? Je veux bien croire que les premiers résultats des recherches sur Google sont des liens sponsorisés. Mais voulez-vous bien me dire comment est-ce qu’une recherche sur un salon funéraire a pu générer une pub pour une clinique de soins esthétiques ?

Nouvelle recherche. Cette fois, c’est la bonne. La personne avec qui je parle me demande le nom de mon père et sa date de naissance. Je lui dis.

« Ah, oui, ici, je vois qu’il y a eu une demande de soumission pour un préarrangement, qui date de 2001. »
« Bien ! »
« … Mais, euh … Ça n’a pas dépassé l’étape de la demande. Le contrat n’a jamais été signé. »

« Ah !? »

Bon ! De deux choses l’une. Ou bien mon père a fait affaire ailleurs, ce qui m’étonnerait. Ou bien il m’a menti, ces trente dernières années, en disant qu’il avait fait ses préarrangements. Ce qui serait tout-à-fait lui.

« Voulez-vous que l’on s’en occupe tout de même ? »

Ou bien j’accepte, ou bien je m’enligne pour appeler tous les salons funéraires de la région. Aussi …

« Oui s’il vous plaît ! »
« D’accord. Seriez-vous disponible pour une rencontre mardi le 13 janvier à 13h ? »
« Ça me va. »


À SUIVRE

Lancements simultanés de Steve Requin et Stéphane Lussier Johnson

Il y a treize mois, j’annonçais que je mettais mon identité de Steve Requin derrière moi. Il est vrai que je n’avais plus rien signé sous ce nom depuis mon album de BD La Clique Vidéo en 2018. Et je ne faisais pratiquement plus rien sous ce nom. Mon premier bouquin sorti en 2023, Le sucre rouge de Duplessis, une étude sérieuse sur l’Histoire du Québec, est signé Stéphane Lussier Johnson. Tout comme mon roman constitué d’anecdotes autobiographiques, l’Amour est dans le champ de patates, disponible depuis quelques semaines.

Il y a dix ans, en automne 2015, je sortais le premier numéro de l’Héritage Comique. Un fanzine de 88 pages consacré aux comics de super héros de Marvel et DC traduits au Québec par les Éditions Héritage de 1969 à 1986. Trois ans plus tard, été 2018, je publiais un second numéro.

À la dernière page de ce second numéro, j’annonçais que le 3e sera consacré à Pif Gadget. Mais la vie m’a amené dans plusieurs autres directions qui n’avaient rien d’artistique. Ce 3e numéro n’a donc jamais vu le jour.

En septembre dernier, il me prend l’impulsion soudaine de le faire, ce 3e numéro. Je m’y suis attelé sérieusement. Et six semaines plus tard, c’était fait. L’Héritage Comique No.3, spécial Pif Gadget 1969-1982, 108 pages. format magazine avec reliure allemande (dos carré collé) ce qui lui donne le format d’un vieux PIForama. Ce qui était l’effet recherché, puisque j’en reprends la design de couverture.

Or, je ne pouvais pas le signer Stéphane Lussier Johnson alors que les deux premiers étaient signés Steve Requin. Surtout que, malgré tout ce que j’ai produit sous ce nom, il n’y a que l’Héritage Comique qui a eu du succès auprès des collectionneurs. Alors pour cette communauté, Steve Requin, c’est indissociable avec l’Héritage Comique.

Aussi, un an aprèes l’avoir enterré, j’ai exhumé mon alter ego requinesque. Et c’est sous ce nom que je l’ai signé. Ce qui fait que, samedi le 22 novembre 2015, au Salon du Livre de Montréal, de 15h à 18h, kiosque 2129, je lancerai simultanément l’Héritage Comique no.3 par Steve Requin, et L’Amour est dans le champ de patates par Stéphane Lussier Johnson.

Pour quelqu’un qui avait mis la vie artistique et la création derrière lui, je produis sans bon sens ces jours-ci.

Le bon prof et le mauvais prof

Le bon prof va commencer par donner la bonne méthode à ses élèves. Il leur demandera ensuite s’il y en a parmi eux qui utilisaient une autre méthode. Les élèves, sachant d’avance qu’ils vont avouer utiliser une mauvaise méthode, vont décider eux-mêmes s’ils veulent s’exposer à ça ou non. Ceux qui décident que oui, ce sont ceux qui demandent à savoir. En leur disant où se situaient leurs erreurs et pourquoi elles en sont, le prof répond à leur demande. Il est donc considéré comme étant sympathique et il aura l’attention de ses élèves qui auront du plaisir à suivre ses instructions.

Le mauvais prof va commencer par demander à ses élèves quelle méthode ils utilisent, pour leur dire aussitôt qu’ils sont dans l’erreur. Il va refaire la chose plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne qui réponde à la question. C’est seulement après cela qu’il leur donnera la bonne méthode. Ça met dès le départ une ambiance dans laquelle les élèves le perçoivent comme quelqu’un qui prend plaisir à les humilier pour leur ignorance. Par conséquent, lorsqu’il leur donne la bonne méthode, personne n’a envie de l’écouter. Qui a envie d’obéir à quelqu’un qui nous fait chier?

Si on explique au mauvais prof l’erreur dans sa façon d’apprendre aux élèves et qu’il comprend et change sa façon de faire, alors c’est que c’était un bon prof au fond, il avait juste un problème de communication. Mais s’il répond qu’il n’est pas là pour se faire aimer mais bien pour faire réussir ceux qui vont lui obéir, alors oui, définitivement, c’est un mauvais prof. Parce que son but premier n’est pas d’enseigner aux élèves. C’est de les humilier, les briser, les rabaisser. Enseigner ne vient qu’ensuite.

Lorsque j’allais au cegep, au cour de Littérature Québécoise, nous avions cette prof fraîchement sortie de l’université qui semblait penser qu’on était tous au même niveau intello qu’elle. On avait eu une question d’examen où elle avait utilisé le mot nuancez au lieu du mot décrivez. Donc, plutôt que d’apporter des faits, nous avons tenté, tant bien que mal, d’y apporter des nuances, même si on ne comprennait pas vraiment le but de cet exercice. Puisque personne n’a compris la question, personne n’a bien répondu. Et devinez quoi ? Elle nous a tous fait couler l’examen. Jamais elle n’a remis en question ses compétences de communicatrice. Quand personne dans la classe n’a compris une question, les chances que tu sois tombé sur 35 débiles mentaux sont quand même plus minces que celles que tu ailles mal formulé ta question.

Le bon prof est celui qui est prêt à se remettre en question. Elle n’était définitivement pas un bon prof.

Il en va de même pour les gens qui t’entourent. Il y a ceux dont le but sera de te renseigner clairement. Et il y aura ceux qui chercheront à t’humilier et te rabaisser pour ton ignorance. Reste près du premier, et fuis le second.

PROCHAIN LIVRE: l’Amour est dans le champ de patates

Ca y est ! Le manuscrit est terminé. Il a été accepté par mon éditeur. Le contrat est signé. Il sera sur les tablettes pour la rentrée littéraire de cet automne, à la mi-décembre 2025.

C’est juste un projet de couverture pour donner une idée au graphiste. Mais il se peut que l’on aille pour ça au final.

Pour mes lecteurs Européens, dans le langage québécois, l’expressions être dans le champ signifie être à côté de la plaque. Tandis qu‘être dans les patates signifie que l’on a tout faux. On dit aussi faire patate lorsque l’on essuie un échec. Et aussi, il y a une télé réalité québécoise intitulée l’Amour est dans le pré qui en est à sa vingtième saison cette année. C’est en combinant ces éléments que je suis arrivé à ce titre.

Mes Prétentions de Sagesse est un blog qui existe depuis avril 2009. En seize ans d’existence, une question est revenue assez souvent dans les commentaires sous mes billets qui traitent des relations entre hommes et femmes. Une question que l’on retrouve, entre autres, à la fin de ce commentaire que m’a écrit l’autrice et historienne Catherine Ferland sous ce billet.

Bonjour.
Depuis quelques temps, je lis tes billets avec beaucoup d’intérêt, Je trouve ça tout simplement fascinant car il est rare d’avoir l’occasion de découvrir comment se construit progressivement le rapport à l’autre chez un homme. On a surtout vu des filles s’épancher sur ce sujet (avec des dérives pas toujours heureuses, comme la « chick lit ») mais la contrepartie masculine est rarement décrite avec autant d’acuité, saupoudrée d’une touche d’humour. À dire vrai, je n’avais rien lu d’aussi bon depuis Stéphane Bourguignon (j’aime bien Vic Verdier aussi). As-tu déjà envisagé publier tout ça sous forme de livre ?
Catherine.

Au moment où elle m’a écrit ceci, j’avais passé une bonne partie de ma vie adulte à écrire des romans, à les envoyer aux maisons d’édition, et à ne jamais recevoir de réponse positive. C’est la raison pour laquelle j’avais fini par y renoncer. Chose que je décrirai en détail en 2015 dans le billet 20 raisons pourquoi je ne publierai jamais de livres.

Mais voilà, dans les dix ans qui se sont écoulées depuis la rédaction de cet article, bien des choses ont eu le temps de changer. Autant dans les règles du monde de l’édition, que du fait que j’ai fini par publier un livre, Le sucre rouge de Duplessis. Ce qui me donne le statut d’auteur qui a fait ses preuves. Ce qui fait qu’enfin, les portes de la publication autres qu’en journaux, magazines et blogs me sont ouvertes. Après 30 ans à me faire dire par tout le monde et son frère que je suis talentueux, mais à me faire toujours refuser mes projets, je dois dire que je n’y croyais plus tellement.

En fait, je vais vous faire un aveu : je continue de ne plus tellement y croire. Et ceci m’a incité à la prudence. Au point où j’ai délibérément dit STOP à mon éditeur au sujet de la publication de ce qui était mon véritable second projet de livre. Car en effet…

Initialement, c’est un autre de mes projets qui avait reçu le feu vert pour publication. Une romance que j’avais commencé à écrire vers 2010, et dont certains d’entre vous se souviennent. Car à l’époque, je l’écrivais et la publiais à mesure, en ligne. Originalement, le titre était Un été à Saint-Ignace-de-Montrouge. Je m’étais arrêté suite à un moment de découragement, la laissant inachevée pendant neuf ans.

Puis, en 2019, je l’ai repris. Mais comme toutes les histoires qui s’inspirent de faits réels, j’avais tellement de détails en tête que le manuscrit risquait de faire 400 pages. Aussi, j’ai décidé de le faire en deux parties. Mais quel éditeur voudrait prendre le risque de publier une histoire d’un auteur inconnu, en deux parties, sans garantie que la première partie se vendra, et sans que j’ai écrit une ligne du tome 2 ?

Cinq ans plus tard, j’ai décidé d’en finir. L’an dernier, en 2024, j’ai terminé cette histoire en n’écrivant que le principal, allant droit au but. Puis, je l’ai relue des centaines de fois en la soumettant à une réécriture massive. D’abord, en coupant sans merci, élaguant tout ce qui était inutile, répétitif, à controverse, ou négatif, emputant près d’un quart du manuscrit original. Puis, en restructurant le reste, pour en faire un récit fluide. Au final, ces modifications majeures ont donné une sympathique petite histoire qui fut appréciée par les lecteurs-test que j’ai recruté sur Facebook. Enfin, j’ai opté pour un nouveau titre plus symbolique que descriptif, mais qui évoque à la fois la romance, le voyage et la liberté, trois thèmes étroitement liés au sujet.

Corail Provencher, qui deviendra l’intérêt amoureux du personnage principal, dans la scène où elle vit à plein le bonheur de s’être enfin libérée d’une trop longue relation toxique.

Résumé. Après avoir roulé une bonne partie de la nuit vers l’inconnu, Simon Hotte, montréalais sédentaire de 33 ans, s’endort au volant. Il reprend conscience au matin dans l’épave de sa voiture plantée contre un arbre. Il se retrouve itinérant à Saint-Ignace-de-Montrouge. Pris entre son envie instinctive de revenir chez lui et sa peur de retomber dans la situation qu’il a fui, il devra se créer une nouvelle vie dans ce petit village où les gens sont chaleureux et solidaires. Pour survivre, il devra faire du travail manuel pour la première fois de sa vie.Corail Provencher, fille de la propriétaire du Resto-Bar local, est intriguée par ce mystérieux étranger. Pourquoi se retrouve-t-il ici sans cartes d’identité, sans argent, sans téléphone ni accès à internet ? De qui et de quoi se cache-t-il ? Et pourquoi semble-t-il avoir des perceptions erronées de la société en général et des relations de couple en particulier ? Une histoire sur les thèmes de l’évolution personnelle, des relations toxiques, et du choc des cultures entre citadin de la grande ville et habitants de petits villages.

Quinze ans après avoir débuté sa rédaction, j’aurais dû être ravi de savoir que cette histoire serait enfin publiée. Et effectivement, je l’étais. N’empêche que j’avais certains doutes. Et ce, pour les trois raisons suivantes.

  1. Je ne suis pas reconnu en tant qu’auteur de romances. Mon premier livre était une recherche sérieuse, un essai sur l’Histoire du Québec. Ce qui est d’un tout autre registe.
  2. Il s’agit d’une fiction. Mon livre précédent avait un avantage : tout le monde connait Duplessis. Ça a attiré le public. Mais pour ce roman, personne ne connait Simon Hotte ni Corail Provencher, deux personnages fictifs. Comment intéresser les gens à ce livre ?
  3. Les romances, c’est pour les femmes. Seront-elles intéressées par cette histoire écrite par un homme, dans laquelle le protagoniste est masculin ?

Le fait qu’un éditeur soit prêt à prendre cette chance est un signe encourageant. N’empêche que je ne suis pas convaincu. Aussi, après mure réflexion, j’ai décidé de mettre sa publication en suspens. Si je suis pour publier un livre, aussi bien m’assurer que j’ai les meilleures chances de faire des ventes. et avec une fiction c’est un coup de dés.

Par contre, si j’ai un sujet dans lequel les gens peuvent se reconnaître, dans lequel ils retrouvent des situations vécues, un sujet qui peut attirer leur curiosité, les amuser, alors là je multiplie mes chances d’avoir du succès. Et qu’est-ce qui est plus dans l’air du temps que la recherche de l’âme soeur en cette ère d’apps et de sites de rencontres ? Non seulement est-ce un sujet qui touche aussi bien les hommes que les femmes, mon livre a quelque chose que l’on ne retrouve pas dans la majorité des ouvrages qui se consacrent à ce sujet : le point de vue masculin. Car le dating tel que vécu par les femmes et tel que vécu par les hommes, ce sont deux réalités complètement différentes. Et comme l’a dit Catherine Ferland, il est rare d’avoir l’occasion de découvrir comment se construit progressivement le rapport à l’autre chez un homme. Et c’est ce qui a le potentiel de rendre la chose fascinante aux yeux du lectorat féminin.

Il se trouve que j’ai vécu énormément d’histoires de rencontres rocambolesques.  Ce blog le prouve. Et justement, au lieu d’être une seule et longue histoire comme mon roman, ce livre est constitué de plusieurs petites anecdotes. Bien qu’il y aura un fil conducteur qui les relie, ça reste moins lourd, plus fluide, donc bien plus intéressant. Enfin, ce livre aura à moitié moins de pages que mon roman. Ceci en diminuera les coûts de production, du même coup son prix d’achat, ce qui va encourager les ventes.

Et si ça marche bien, que c’est populaire, alors j’en écrirai un second tome. Et s’il a également du succès, ça me fera un nom en tant qu’auteur sur le thème de la romance. Alors là, j’envisagerai de publier Le Bonheur en Cavale.

L’Amour est dans le champ de patates, Éditions de l’Apothéose, sortie pour novembre 2025.

Un bon sommeil pour un bon éveil

Ça fait au moins quinze ans que je ronfle. Et trois ans que je me réveille 3-4-5 fois par nuit. Ce qui fait que depuis quelques années, je me sentais toujours fatigué durant le jour. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’arrivais plus à me livrer aux exercices cardio, me limitant à la musculation. Je n’en avais juste plus l’énergie.

Avec la fatigue physique vient la fatigue mentale. Problème de concentration. Difficulté d’apprentissage. Pertes de mémoire. Erreurs de jugement. Et quand la fatigue mentale et physique se combinent, voilà qu’arrive la plus dangereuse de toutes les conséquences : s’endormir au volant. En plein jour.

J’ai trouvé une clinique de sommeil sur Google, située pas loin de mon boulot. On m’a refilé un moniteur à porter autour du torse, avec pince-doigt pour le pouls, et tubes dans le nez, avec lequel j’ai dormi pendant deux nuits. Tout a été enregistré. Le verdict: Apnée du sommeil sévère.

Avec l’âge, le voile du palais s’effondre. C’est comme ça ! Rien à faire.

À la clinique, on m’a montré les graphiques démontrant que lorsque je dors, ou du moins que j’essaies, je ne respire pas la moitié du temps. Ce qui me réveille pour pouvoir recommencer à respirer. Et bien que je croyais me réveiller 3-4-5 fois par nuit, ces 3-4-5 fois ne sont que celles où je suis assez éveillé pour m’en rende compte. Dans les faits, je me réveille une moyenne de trente-six fois. Pas par nuit. PAR HEURE. Sur des nuits de 5-6 heures. Ce qui m’empêche de tomber dans le sommeil profond, c’est à dire celui qui est réparateur pour le corps et l’esprit.

Il se développe en ce moment des traitements permanents au laser, mais ceux-ci sont encore au stade expérimentaux. En attendant, le traitement le plus sûr reste le respirateur. À la clinique où je suis allé, il y avait quatre modèles. Je ne plaisante pas avec ma santé, alors j’ai pris le plus haut de gamme, à $1 900. Ajoutons à cela la consultation qui était autour de $300. Je n’ai pas d’assurances, mais puisqu’il s’agit d’un problème de santé, le tout est déductible d’impôts.

Le tube du respirateur se place aux narines et tient avec une courroie autour de la tête. La machine calcule la résistance de l’air et envoie la pression appropriée pour déplacer le voile du palais. Et ceci permet une respiration normale. Ce qui nous permet de sombrer peu à peu dans le sommeil profond et réparateur.

La première nuit, ça fait un peu bizarre. Et il faut ajuster la courroie correctement pour asssurer l’étanchéité tout en évitant l’inconfort. Mais on s’habitue rapidement. Il ne faut juste pas oublier de remplir le réservoir d’eau distillée et/ou déminéralisée, sinon on se réveille avec la migraine pour cause de deshydratation.

La machine envoie automatiquement tes données de sommeil via connection Bluetooth à la clinique. L’appareil est garanti pour trois ans, avec option de la prolonger jusqu’à cinq. Mais j’ai décliné, puisque dans trois ans il pourrait bien en exister un modèle encore meilleur. Ou peut-être que le traitement au laser aura fait ses preuves à long terme.

Aujourd’hui, après 5 jours (5 nuits, en fait) sur le respirateur nocturne, je me sens pleinement énergisé au réveil. En plus de régler mes problèmes d’arrêt respiratoire, il y a trois avantages collatéraux, dus au fait que je n’ai plus besoin d’ouvrir la bouche pour respirer.

  1. Je ne ronfle plus.
  2. Je ne détrempe plus mon oreiller et ma barbe avec de la bave à parfum d’haleine du matin.
  3. Je n’ai plus de problème de toux dûs à la gorge sechée.

Voilà deux nuits de suite que je dors huit heures completes, et ce furent huit heures de sommeil de qualité. Et je ne m’en porte que beaucoup mieux.

L’apnée du sommeil. Ou : l’origine des vieux cons.
Tout comme la cigarette affecte à long terme la santé physique, le manque d’oxygène finit par affecter la santé cognitive. Tel que décrit plus haut, on parle de problème de concentration. De ce problème nait la difficulté d’apprentissage. Ce qui fait que beaucoup de vieux sont de plus en plus perdus face aux changement sociaux et technologiques, alors que dans leur jeunesse ils apprenaient et s’adaptaient. Il y a les pertes de mémoire, que l’on associe souvent à tort à l’Alzheimer. Sans oublier les erreurs de jugement, le genre que jamais ils n’auraient commis avant. Hélas, après quelques décennies sans traitement, à avoir le cerveau qui manque d’oxygène sur une base quotidienne, cet état cognitif finit par devenir irréversible. J’ai été pris à temps, car après seulement cinq jours je vois une différence marquante. Et mes collègues de travail aussi.

Sérieux, vive la techno-médecine moderne.